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Enquête | Publié le 16/11/2009 à 14:31

Stratégie d’emprunt : le taux variable a la côte

La Rédaction


Les directeurs financiers des collectivités territoriales entendent bénéficier des taux à court terme extraordinairement bas en favorisant le taux variable pour leur prochain emprunt.

Des valeurs classiques…
Pour leurs emprunts de fin d’année, les directeurs financiers seront 79,53% à choisir un financement classique tandis que 14,96% s’orientent vers un produit structuré. Parmi eux, les régions optent à l’unanimité pour une stratégie classique. Les villes de plus de 100 000 habitants, quant à elles, opèrent un équilibre : 75% de stratégie classique et 25% de stratégie innovante.
En moyenne annuelle, 2009 sera l’année du retour aux valeurs classiques (81%), ce choix se situait à 66% en 2005 et 2006 avec une remontée à 71% en 2007 et 74% en 2008.

… Entraînées par les taux variables…
Toutefois, les emprunts classiques évoluent. En octobre, le taux fixe, qui cavalait habituellement en tête, est reconduit à la troisième place (27,04%), les membres du panel lui préfèrent le taux variable (30,82%) ou un multi-index (27,67%) qui leur donne une plus grande souplesse. Le revolving demeure en quatrième position (14,47%).
Cette nouvelle orientation de taux est assez récente car en moyenne annuelle le taux fixe est toujours en pôle position en 2009 (34,55%), le taux variable amorce sa remontée (29,42%), le multi-index reste relativement stable (23,28%) tandis que le revolving semble moins prisé (12,75%).

Dans les stratégies structurées, les produits à dominante classique sont toujours majoritaires (52,63%) même si les produits à dominante taux variable (47,37%) les talonnent de près. Ce reflux des produits à dominante taux fixe au profit des produits à dominante taux variable se confirment en moyenne annuelle où le taux fixe qui était à 62% en 2008 est revenu à 56% en 2009, tandis que le taux variable qui était à 21% en 2008 est remonté à 37% en 2009.

… Pour un moindre coût financier
La préoccupation majeure des directeurs financiers est de « minimiser les frais financiers » (36,05%), en « profitant des opportunités de marché » (32,56%) tout en préservant « l’équilibre ou la diversification des différents compartiments de la dette » (26,16%). Spontanément les membres du panel ajoutent que garantir la sécurité de leurs engagements financiers est aussi un critère de choix important et qu’ils apprécient les produits qui leur offrent une plus grande souplesse dans la gestion de leur dette.

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