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Actualités | Publié le 03/12/2008 à 19:06

Partenariat public-privé : le rôle des PME suscite toujours le débat

La Rédaction


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La deuxième édition des rencontres internationales des PPP s'est tenue les 29 et 30 octobre derniers au Palais des Congrès à Paris. La capacité des petites entreprises à concourir et à remporter des contrats de partenariat a fait débat. Entre confiance et scepticisme, petite revue des arguments.

« Nombre de caractéristiques de la loi adoptée en juillet dernier peuvent être interprétées comme un appel de phare en direction des PME », affirme Jacques-Philippe Charpy, président de l’Union Nationale des Economistes de la Construction (UNTEC), invité par le Club des PPP dans le cadre des deuxièmes rencontres internationales des PPP. La loi de juillet 2008 s’est aussi attachée à mieux encadrer la notion de paiement des sous-traitants. « Les PME-PMI ne sont pas défavorisées, insiste Jacques-Philippe Charpy, le contrat de partenariat permet même aux PME d’accéder à des marchés étrangers ». « Les collectivités locales ont tout intérêt à impliquer les PME, renchérit Yves Baudon, vice-président du développement de Partenariats Publics-Privés de SNC-Lavalin Europe. Et il égrène les arguments positifs : « elles représentent 823 000 emplois dans le bâtiment ; leur engagement local leur permet de comprendre les problématiques des collectivités, elles sont adaptables et réactives, en situation de non monopole donc prêtes à s’associer à d’autres compétences, et elles-mêmes gagnent en compétence lorsqu’elles participent à de tels projets ».

Seize contrats, pas une PME
Cependant, la théorie résiste mal à l’épreuve des faits. René Remy, président de SOLEFIM (filiale du groupe LEVAUX) se montre ainsi moins enthousiaste. D’expérience, il constate que la cession de créance constitue un frein majeur à l’implication des PME : « la collectivité ne garantit que 80 % du financement et nous sommes obligés de consolider les 20 % restants dans nos bilans. En un mot, il nous est impossible de cumuler les PPP ». Il évoque également le coût des conseils financiers et juridiques engagés pour répondre aux appels d’offre. Condamnée au rôle de sous-traitant, aucune PME spécialisée n’a pu accéder aux seize contrats de partenariat sur d’éclairage public entre 2005 et 2008. Ces marchés ont tous été remportés par les cinq grands groupes privés du secteur (Dalkia, Bouygues, Vinci, Cegelec et Spie).
Présents lors des débats, les représentants des collectivités locales ont également livré leur sentiment. Pour Roland Bertora, directeur général des services de la Ville de Saint-Raphaël, « le contrat de partenariat est un outil supplémentaire pour résoudre les situations bloquées, il permet de réaliser des opérations complexes et cette complexité est favorable aux PME qui présentent un savoir-faire particulier. Les grandes entreprises n’ont pas le monopole de la bonne idée ». Confiant, il pense qu’à terme, les PME et PMI prendront probablement le leadership des contrats de partenariat de taille moyenne pour assurer les travaux d’exploitation, d’entretien, de maintenance ou de déconstruction.

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