AccueilEn direct des régions | Publié le 25/11/2009 à 12:13
La région se mobilise pour des établissements éco-responsables, en association avec les enseignants. Quatre lycées sont concernés d’ici 2013.
Alors que les études de conception et les concours de maîtrise d’œuvre viennent de démarrer, trois lycées des Pays de la Loire s’apprêtent à voir la vie en vert. Au programme des travaux : les constructions et reconstructions de bâtiments administratifs et d’hébergement sous l’égide de normes de haute qualité environnementale. Pour le conseil régional, cette politique exigeante en matière de protection de l’environnement date de 2005.
Depuis lors, le Conseil régional s’est engagé dans une démarche de développement durable sur l’ensemble de ses politiques. A travers 163 actions concrètes, son Agenda 21 organise sa participation à la mise en œuvre d’un nouveau modèle de société. Et dans ce cadre, le conseil régional a mis en place un groupe de pilotage de « l’établissement éco-responsable» auquel participent notamment des représentants des proviseurs, de la communauté éducative du rectorat et des associations. Objectif :faire une place au développement durable dans les projets des établissements scolaires, avec une charte des principes auxquels un lycée ou un Centre de formation d’apprentis (CFA) doit adhérer pour recevoir des aides régionales. Les principes sont clairs : économiser l’énergie et l’eau, favoriser l’installation des sources d’énergies renouvelables, étudier la faisabilité de l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits…

Les prêts BEI à la manœuvre
Véritable pionnier de la démarche, le lycée professionnel Eric Tabarly aux Sables d’Olonne (Vendée) a été inauguré en septembre 2009. L’établissement se montre novateur dans son architecture avec des matériaux respectueux de l’environnement et une très bonne maîtrise de l’énergie ainsi que dans sa conception associant des sources alternatives et renouvelables au traitement de l’eau, des déchets et de l’énergie.
Mais il est également novateur dans son fonctionnement. Conçu en association avec les équipes enseignantes et les élèves, ses locaux concilient confort et souplesse pédagogique et il a été conçu pour être un lieu de formation tout au long de la vie. Dans la lignée de ce modèle de lycée du 21ème siècle, le lycée La Roseraie à Angers (Maine-et-Loire) va faire reconstruire son externat, celui de Lenoir Moquet à Châteaubriant (Loire-Atlantique) va reconstruire son bâtiment administratif/salle polyvalente et le lycée agricole Luçon Pétré à Sainte-Gemmes-la-Plaine (Vendée) va se doter d’une résidence d’hébergement.
Pour chaque projet, les exigences environnementales sont importantes avec des bâtiments en basse consommation d’énergie. Avec des budgets de 15 millions d’euros pour La Roseraie, 14,13 millions d’euros pourLenoir Moquet et 12,21 millions d’euros pour Luçon Pétré, les opérations ont toutes bénéficié de prêts à taux bonifié de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) distribués par la Caisse d’Epargne dans le cadre de l’enveloppe Haute Qualité Energie Environnement. « Nos interlocuteurs financiers du conseil régional connaissent bien les modes de financement et les avantages des prêts BEI, souligne Marc Feuvrier, responsable grands comptes à la Caisse d’Epargne Bretagne Pays de la Loire.
Les élus ont la volonté de respecter les préconisations du Grenelle Environnement et la direction des lycées lance ses études avec une priorité donnée aux normes techniques de basse consommation énergétique.» Les mises en service de ces nouveaux bâtiments scolaires sont prévues entre la rentrée 2011 et le printemps 2013.






