En direct des régions | Publié le 05/03/2009 à 11:52
Avec quatre projets dans tout le département d’Eure-et-Loir, le centre hospitalier dont le siège social est à Bonneval investit pour améliorer le service aux patients.

Établissement public départemental de santé spécialisé en psychiatrie depuis 1861, l’hôpital Henri-Ey en Eure-et-Loir franchit une nouvelle étape. Cette année, quatre chantiers lui permettront de faire peau neuve, modernisant son patrimoine immobilier suivant son plan directeur 2003-2008 et améliorant la prise en charge et l’hébergement des patients. Doté d’une capacité d’accueil de 588 lits et places répartis sur plusieurs sites du département, le centre hospitalier va se concentrer sur les sites de Bonneval où vont être construits un foyer d’accueil médicalisé et une polyclinique départementale, et de Châteaudun où vont sortir de terre un centre médico-psychologique et hôpital de jour pour les enfants. Une extension du centre d’accueil et de crise de Coudray a également été bâtie.
« Le concept retenu est à la fois moderne et bien intégré dans le site. Il prend en compte les normes d’accessibilité qui devront être mises en place en 2015 avec des aménagements spécifiques à notre public et répond aux préoccupations concernant le développement durable. Les bâtiments seront équipés d’un système de chauffage au sol. Sur le toit, des capteurs solaires permettront de fournir 80 % de l’eau chaude sanitaire », explique Gilbert Le Meur, directeur des travaux du centre hospitalier Henri-Ey, à propos des chantiers de Bonneval, où l’établissement a par ailleurs son siège social dans un parc arboré de 42 hectares, au coeur d’une ancienne abbaye bénédictine classée monument historique.
Avec une mise en service prévue pour la rentrée 2009, ces quatre nouveaux bâtiments représentent un budget de quelque 8 millions d’euros, soit plus de la moitié des 12 millions d’euros empruntés par le centre hospitalier pour cette phase de travaux.
« Cela implique une très grande transparence et une explication précise des mécanismes, souligne Jean-Luc Souquet, chargé d’affaires collectivités institutionnels locaux à la Caisse d’Epargne Loire-Centre. Notre interlocuteur avait des demandes très claires, en matière de prêt, tout en restant ouvert à nos propositions alternatives. » Pour le chargé d’affaires, les attentes des établissements de santé sont différentes de celles des collectivités locales. « À titre d’exemple, ces dernières optent pour des amortissements progressifs de leurs
prêts alors que les hôpitaux préfèrent les amortissements constants. »
Pour la mise en place de ce financement, la Caisse d’Epargne Loire-Centre a sollicité la direction du secteur public territorial du Crédit Foncier. Ensemble, ils ont pu répondre au centre hospitalier dans un délai de dix jours. « Nous avons fait une proposition mixte avec une partie sécurisée en taux fixe et une partie multi-index, alliant souplesse et performance, explique Dominique Pommier, directeur de marché à la Caisse d’Epargne Loire-Centre. Le centre hospitalier disposera ainsi d’une liberté sur ses arbitrages futurs. »






