Actualités | Publié le 19/11/2009 à 11:50
Protéiforme, comme les territoires qu’elle promeut, la communication territoriale est l’interface entre l’action publique locale et les citoyens. Parfois méconnue, elle couvre pourtant des missions aussi variées qu’essentielles : animer le territoire, accompagner les projets, faire comprendre l’institution, faire évoluer les comportements... Qu’en pensent les Français ?

Que savons-nous de la Communication Publique Locale (CPL) ? Qu’elle édite le journal municipal, qu’elle conseille les élus, qu’elle médiatise les festivals, qu’elle promeut les consultations citoyennes… Rien de précis en fait. Le communicant territorial est sans profil fixe, tantôt homme-orchestre, tantôt spécialiste d’un service communication intégré.
Imbriquée dans les territoires au point d’imiter leur diversité, la communication publique locale est « un objet bizarre, une hydre, (…) nous avions besoin d’objectivité », explique Christian de La Guéronnière, directeur IDCommunes. Avec Dominique Mégard , déléguée générale de Cap’Com (depuis 1988, Cap’Com anime le réseau de la communication publique et territoriale. Né d’un événement fédérateur, le Forum annuel, Cap’Com a développé des activités et des outils au service des professionnels de la communication publique*), et Isabelle Panhard, directrice d’études – Pôle Opinion, image et stratégies, Institut CSA, il présente en septembre dernier, aux adhérents de l’UJJEF (association des professionnels de la communication corporate**), le premier baromètre « les Français et la communication locale ». Qu’y apprend-on ?
Une information utile mais pas stratégique
Les Français attendent de leurs collectivités territoriales qu’elles les informent de leurs actions. L’appétence pour les informations très locales des communes est réelle. 62 % des sondés jugent importantes l’information émise par les collectivités locales. Et pour tout savoir sur la vie locale, les Français préfèrent toujours les supports papier, « un raz de marée », commente Isabelle Panhard, même si Internet gagne du terrain. Il est intéressant de noter que la presse régionale n’arrive qu’en neuvième position des sources locales.
Par ailleurs, si la communication locale remplit parfaitement ses offices d’utilité pour les informations dites utiles sur la culture, vie associative, horaires, solidarité, etc., elle pêche sur « des sujets plus stratégiques et politiques comme l’environnement, le budget, les réunions publiques ou encore l’économie », estime les sondeurs. Paradoxe : les citoyens attendent des informations à la fois plus globales et plus centrales, mais la communication publique pâtit dans le même temps d’un déficit de confiance « Dynamique et pratique, la communication locale séduit les habitants mais ne parvient pas à les mobiliser autour d’enjeux stratégiques et politiques », note le Baromètre.
Retrouvez la synthèse de ce baromètre sur : http://www.csa-fr.com/dataset/data2009/opi20090506-les-francais-et-la-communication-publique-locale.pdf.
*Pour en savoir plus sur Cap’Com : http://www.cap-com.org
**Pour en savoir plus sur l’Ujjef : http://www.ujjef.com







