En direct des régions | Publié le 03/07/2008 à 17:28
Engagée dans un vaste chantier de rénovation, la maison de retraite «La compassion » de Chaumont en Vexin se donne les moyens d’offrir à ses résidents un espace à vivre agréable et sûr.
Fondé en 1120, le Prieuré de Notre-dame de Laillerie est un enclos assez vaste enfermant dans ses murs une maison, une église, et un cimetière. C’est dans un état de délabrement presque complet qu’un seigneur de Bertichère fait l’acquisition des lieux en 1824, loin de s’imaginer qu’ici s’érigerait la future maison de retraite de Chaumont en Vexin : dès 1870, les Soeurs de la Compassion de Domfront, petit village au Nord de l’Oise, transforment la propriété en hospice.
Installé à 70 kilomètres de Paris, l’établissement médico-social se constitue en association en 1990 et acquiert finalement son statut d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en 2004. Le Campanile, les Cèdres, la Roseraie et le Verger : les quatre bâtiments de la maison de retraite offrent maintenant une capacité d’hébergement de 157 lits médicalisés et de cinq places en accueil de jour pour des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladie apparentée. « Notre objectif est d’accompagner au mieux la personne âgée jusqu’en fin de vie », confie Jean-Luc Hamiache, directeur de l’établissement, membre de la commission nationale personnes âgées de la FEHAP et délégué régional adjoint chargé du médico social en Picardie (voir son interview en vidéo sur le financement du grand chantier de rénovation).
Le pari de la qualité durable
« L’initiative peut faire sourire mais installer une sonnette à chacune des portes permet aux résidents de se sentir à domicile », explique le directeur. Il faut dire que l’établissement s’est engagé depuis trois ans dans une véritable démarche d’amélioration de la qualité. Une question de qualité qui concerne autant l’amélioration du système intranet permettant la gestion des dossiers de soin, que le service des plats chauds, ou la formation des résidents sur la prévention des chutes ou des escarres.
Eau chaude par panneau solaire, système de ventilation double flux, fenêtres en aluminium à l’extérieur et en bois à l’intérieur, tous les critères de haute qualité environnementale ont également été intégrés dans le vaste projet d’extension en cours des bâtiments. « Le coût sera compensé par le gain de fonctionnement grâce à l’augmentation de mètres carrés, rassure Jean-Luc Hamiache, et nous sommes soutenus dans cette volonté par le conseil régional qui a pris en charge 50 % du coût des panneaux solaires ».
Les plus pessimistes trouvaient l’énorme projet de rénovation trop ambitieux, il sera pourtant finalement financé à auteur de 39 % grâce à l’autofinancement et par le biais de subventions avec le concours de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, de la Caisse régionale d’assurance maladie et de 17 caisses de retraite. Le solde sera disponible grâce à trois prêts PLS (prêt locatif social), « dont le premier avec la Caisse d’Epargne de Picardie dont nous n’étions pas client au départ, précise le directeur de la maison de retraite, mais qui nous ont beaucoup aidé dans les démarches administratives. ».
Décloisonnement 100 %
Le nouvel ensemble comprendra six salles d’animation (pour accueillir un atelier pâtisserie, des repas thérapeutiques, des jeux d’eau et d’autres activités manuelles créatives), une enceinte unité Alzheimer (à l’intérieur de laquelle les patients se repèreront grâce à un subtil travail fait sur les couleurs), ainsi qu’un studio réservé aux familles en visite afin de pouvoir s’isoler. Le jardin est sécurisé par le biais de clés à puce et de digicodes de manière à ce que tous puissent se promener.
Pour l’avenir, Jean-Luc Hamiache attend beaucoup des conclusions du comité de pilotage de la DASS et de son travail sur le décloisonnement des secteurs : « Les personnes âgées malentendantes pourraient par exemple bénéficier des prestations de service faite par un établissement pour enfants malentendants, s’explique-t-il. Le signe de la qualité d’un établissement, c’est de pouvoir s’ouvrir vers l’extérieur, d’être complémentaire avec l’hôpital et les centres de rééducation, d’échanger sur les pratiques et de mettre en commun les compétences. L’institution ne doit surtout pas être un lieu clos dans la ville ».







Mr HAMIACHE bonjour.
C’est la dernière limite pour encore vous souhaiter une très bonne année 2010.
Cela m’a fait grand plaisir de retrouver votre trace, j’espère que vous avez enfin pu retrouver calme et sérénité
et j’ai pu visionner votre petite vidéo, sympa.
A bientôt peut-être de vous lire.
Amicalement.
Jean-Pierre LEMAN